La conduite accompagnée démarre à 15 ans. C’est l’âge minimal pour s’inscrire en auto-école et passer le code, deux ans avant la filière classique. Derrière ce chiffre se cache un vrai calendrier, jalonné d’étapes datées jusqu’à la première conduite sans accompagnateur. Voici ce qui se joue à chaque anniversaire, du premier jour au volant au permis décroché en solo.
15 ans, le point de départ de la conduite accompagnée
Tout commence l’année des 15 ans. Le jeune s’inscrit dans une auto-école et prépare le code de la route, quand un candidat classique patiente jusqu’à 17 ans pour cette épreuve théorique. Vient ensuite la formation initiale : 20 heures de conduite minimum, dont 15 sur route ouverte ou 10 heures sur simulateur. L’enseignant clôture cette phase par un bilan et remet l’attestation de fin de formation initiale. Un rendez-vous préalable de deux heures réunit alors le moniteur, le jeune et son accompagnateur. L’assureur donne son accord écrit. La phase accompagnée peut débuter.
Ce qui change pendant la phase accompagnée

Le quotidien bascule. Le jeune prend le volant avec un proche titulaire du permis B depuis cinq ans, installé à l’avant. Il doit tenir une durée minimale d’un an et parcourir 3 000 kilomètres, de jour comme de nuit et par tous les temps. Deux rendez-vous pédagogiques rythment le parcours : le premier entre quatre et six mois après l’attestation, le second une fois les 3 000 km franchis. Chaque séance dure trois heures, dont une heure de conduite. La circulation reste cantonnée à la France et les vitesses baissent, par exemple 110 km/h là où la limite affiche 130.
Voici les jalons à retenir, âge par âge :
| Âge | Ce qui devient possible |
|---|---|
| 15 ans | Inscription en AAC, code de la route, formation initiale |
| Dès l’attestation | Début de la conduite accompagnée avec un proche |
| 16 ans | Fin possible de l’année minimale si les 3 000 km sont atteints |
| 17 ans | Épreuve pratique, puis conduite seul le permis en poche |
| 19 ans | Sortie du permis probatoire |
17 ans : le permis et la conduite en solo
L’épreuve pratique s’ouvre à 17 ans. Avant cet âge, le jeune conduit toujours avec son accompagnateur, même l’année minimale terminée. Le changement majeur vient d’une réforme récente.
Depuis le 1er janvier 2024, réussir le permis B à 17 ans autorise à conduire seul, sans attendre la majorité.
Cette mesure découle du décret du 20 décembre 2023. Elle vaut pour tous les candidats, en conduite accompagnée comme en filière classique. Dès l’examen réussi à 17 ans, le nouveau conducteur roule en autonomie.
Deux ans de probatoire au lieu de trois
L’AAC offre un dernier avantage après le permis. La période probatoire dure deux ans au lieu de trois. Le capital de points grimpe donc plus vite vers les douze points pleins. Un jeune parti à 15 ans peut ainsi solder son probatoire vers 19 ans, là où la filière classique s’étire davantage.
Les erreurs de calendrier qui coûtent cher
Les guides s’arrêtent souvent à « 15 ans » et oublient la suite. Or plusieurs faux pas décalent tout le parcours :
- s’inscrire trop tard, vers 16 ou 17 ans, et perdre l’avantage du démarrage anticipé
- négliger le compteur et arriver à l’examen sans les 3 000 km ni l’année pleine
- croire qu’on décroche le permis dès 16 ans, alors que l’épreuve pratique attend 17 ans
- confondre l’âge du code, fixé à 15 ans, et celui de la conduite en solo
Anticiper ces jalons transforme les premières années au volant en trajet fluide plutôt qu’en course contre la montre.
