Pour obtenir le permis, la règle tient en une ligne : atteindre 20 points sur 31 à l’épreuve pratique, sans commettre de faute éliminatoire. L’inspecteur évalue votre conduite selon une grille nationale, critère par critère, du démarrage jusqu’au dernier virage. Voici comment ces points se comptent et pourquoi la note de l’examen n’a rien à voir avec le capital de votre nouveau permis.
20 points sur 31 pour valider l’examen
L’épreuve pratique repose sur une grille standardisée, identique dans tous les centres de France. Elle additionne 10 critères de conduite pour un total de 31 points, dont 2 points bonus. Franchissez la barre des 20 et le permis est validé. Restez en dessous et l’examen est raté.
Chaque critère reçoit une note de 0 à 3 :
- 0 : compétence non acquise, aucun point
- 1 : maîtrise moyenne
- 2 : bonne maîtrise
- 3 : très bonne maîtrise
- E : faute éliminatoire, échec immédiat
L’inspecteur remplit cette grille en temps réel sur sa tablette, dès qu’une situation lui permet de juger une compétence. Viser la perfection ne sert à rien : l’objectif reste la régularité sur l’ensemble du parcours. Un candidat qui décroche 23 points avec quelques 2 partout passe sans souci.
20 points sur 31, aucune faute éliminatoire : les deux conditions vont toujours ensemble.
Les 10 critères notés par l’inspecteur
La grille couvre tout, de votre installation au volant à votre autonomie sur la route. Le positionnement, l’allure et la prise d’information concentrent le plus de points. Voici le détail du barème officiel.
| Critère évalué | Points |
|---|---|
| Installation au poste de conduite | 2 |
| Vérifications intérieures et extérieures | 3 |
| Manipulation des commandes | 3 |
| Prise d’informations | 3 |
| Maîtrise de l’allure | 3 |
| Respect de la réglementation | 3 |
| Communication avec les autres usagers | 3 |
| Positionnement sur la chaussée | 3 |
| Respect des espaces de sécurité | 3 |
| Autonomie et conscience du risque | 3 |
Les vérifications reposent sur trois questions tirées au sort : une technique, une de sécurité routière, une de premiers secours. Chaque bonne réponse vaut un point. Ce sont les trois points les plus faciles à sécuriser avant le jour J, puisqu’ils se révisent par cœur.
Les 2 points bonus qui changent la donne
Au-delà des 29 points classiques, la grille prévoit deux points supplémentaires. Ils récompensent une conduite active et responsable, pas un simple respect du code.
Le premier point salue la courtoisie au volant : céder le passage à un piéton, laisser un cycliste s’insérer, lever le pied pour un véhicule qui se rabat. Le second valorise la conduite économique : passages de vitesses souples, freinages anticipés, allure fluide.
Ces deux points ne tombent pas du ciel. Vous devez démontrer ces réflexes pendant tout le parcours. Leur poids est réel : ils font basculer un résultat de 19 points, synonyme d’échec, à 21 points, synonyme de réussite.
La faute éliminatoire stoppe l’examen
Un E sur la grille annule tout, quel que soit votre total. La faute éliminatoire correspond à une erreur qui met en danger le candidat, l’inspecteur ou un autre usager. Parmi les plus fréquentes :
- Brûler un stop ou un feu rouge
- Refuser la priorité à un piéton engagé
- Réaliser un dépassement dangereux
- Oublier de vérifier les angles morts avant de démarrer
- Rouler avec le téléphone en main
Une manœuvre ratée peut aussi virer à la faute éliminatoire, par exemple un contact avec un plot ou un trottoir mal négocié. La notation s’arrête net et le verdict tombe : ajourné. Aucun rattrapage possible sur la journée.
Note d’examen ou capital de points : ne confondez pas
Attention au piège de vocabulaire. Les 20 points visés le jour de l’examen sont une note d’épreuve, rien d’autre. Ils disparaissent une fois le permis en poche. Ils ne se cumulent pas et ne se retirent pas.
Le permis, lui, fonctionne avec un capital de points totalement séparé. Un jeune conducteur démarre avec 6 points en période probatoire, pas 12. Ce capital grimpe année après année sans infraction : 6 points la première année, puis une progression jusqu’au maximum de 12 points au bout de deux ou trois ans selon le mode de formation. Chaque infraction, elle, ampute ce capital.
Retenez la distinction. La note sur 31 décide si vous décrochez le permis. Le capital de 6 points, lui, mesure votre marge de sécurité une fois sur la route.
