Oui, votre 125 doit passer au contrôle technique. Depuis le 15 avril 2024, tous les deux-roues motorisés de catégorie L y sont soumis, motos et scooters 125 cm³ compris. La date de votre premier passage dépend d’un seul élément : l’année de première immatriculation inscrite sur la carte grise.
Une obligation en vigueur depuis avril 2024
Le contrôle technique vise tous les véhicules de catégorie L, ceux qui portent la lettre L dans la case J de la carte grise. Votre scooter 125, votre moto 125, un quad ou une voiturette entrent dans le lot. L’objectif affiché reste la sécurité routière : les défaillances mécaniques pèsent lourd dans les accidents de deux-roues.
Deux profils échappent à la règle. Les motos de compétition (enduro, trial) dont le propriétaire détient une licence de la Fédération française de motocyclisme et les véhicules de collection immatriculés avant 1960. Les motos de collection restantes passent au contrôle tous les 5 ans au lieu de 3.
Quand passer le premier contrôle de votre 125 ?
Aucune convocation n’arrive dans votre boîte aux lettres. Le passage relève de votre seule initiative et le calendrier s’étale selon l’âge du véhicule.
| Première immatriculation | Échéance du 1er contrôle |
|---|---|
| Avant le 1er janvier 2017 | Avant le 31 décembre 2024 (dépassée) |
| Entre 2017 et 2019 | Au cours de 2025 (dépassée) |
| Entre 2020 et 2021 | En 2026, au plus tard le 31 décembre |
| À partir de 2022 | À partir de 2027, avant le 5e anniversaire |
Pour les 125 immatriculées en 2020 ou 2021, le contrôle tombe dans les quatre mois qui suivent la date anniversaire de mise en circulation, sans dépasser le 31 décembre 2026. Une 125 achetée neuve en 2022 ou après suit une autre logique : premier rendez-vous dans les six mois avant son cinquième anniversaire, donc pas avant 2027.
Prix, durée et déroulé de la visite
Comptez entre 50 et 80 euros pour une 125. L’État ne fixe aucun tarif, chaque centre applique le sien, ce qui laisse de la place à la comparaison. La note reste sous celle d’une voiture. La visite dure de 30 à 45 minutes, procès-verbal compris.
Un seul document compte : l’original de la carte grise. La photocopie ne passe pas. Le contrôleur examine ensuite environ 80 points répartis en huit familles.
- Identification du véhicule et plaque
- Freinage
- Direction
- Visibilité et rétroviseurs
- Feux et équipements électriques
- Roues, pneus et suspension
- Châssis
- Nuisances : bruit et pollution
Depuis juillet 2025, les centres mesurent aussi le niveau sonore à l’échappement au sonomètre. Un pot modifié ou trop bruyant peut donc coûter une contre-visite.
Résultats du contrôle et contre-visite
Le contrôle débouche sur trois verdicts possibles.
Environ un scooter sur cinq échoue au premier passage.
- Favorable (A) : validé pour 3 ans, vous roulez tranquille.
- Défaillance majeure (S) : vous gardez 2 mois pour réparer puis repasser une contre-visite, tout en continuant de circuler.
- Défaillance critique (R) : circulation interdite dès minuit le jour du contrôle, réparation immédiate obligatoire.
La contre-visite coûte entre 10 et 35 euros et cible uniquement les défauts relevés. Gardez le procès-verbal initial : sans lui, le centre repart sur un contrôle complet.
Rouler sans contrôle technique : la facture
L’absence de contrôle valide vous expose à une amende forfaitaire de 135 euros. Réglez sous 15 jours et elle tombe à 90 euros. Tardez et elle grimpe à 375 euros, jusqu’à 750 euros devant le tribunal.
Les forces de l’ordre peuvent immobiliser votre 125 et retenir la carte grise. Une fiche de circulation valable 7 jours vous laisse alors le temps de filer au centre. En cas d’accident, l’assureur garde aussi la possibilité de réduire, voire de refuser, son indemnisation.
