Les 100 questions du permis de conduire forment la banque officielle dans laquelle l’inspecteur pioche votre interrogation orale. Le jour de l’examen, vous n’en affrontez que trois : une vérification technique, une question de sécurité routière et une question de premiers secours. Chacune vaut un point. La vraie difficulté n’est pas d’avaler cent fiches par cœur mais de saisir la logique qui les relie. C’est exactement ce qu’on décortique ici.
Les 100 questions du permis de conduire, d’où elles sortent
Cette liste porte un nom technique : le référentiel REMC, pour référentiel d’éducation à une mobilité citoyenne. Le ministère de l’Intérieur le publie et l’actualise. Depuis la réforme de 2018, l’épreuve pratique du permis B intègre cette interrogation orale à la fin de la conduite. La banque compte 100 séries numérotées. Chaque série regroupe trois questions, une par thème. Faites le calcul : près de 300 réponses circulent, même si trois seulement vous concerneront.
Comment vos trois questions tombent le jour J ?
Aucun favoritisme, aucun tirage brumeux. L’inspecteur lit les deux derniers chiffres du compteur kilométrique du véhicule d’examen. Compteur à 42 378 km ? Vous héritez de la série 78. Ce mécanisme rend chaque série équiprobable et impossible à anticiper. Voici les trois questions qui composent votre série.
| Question | Ce qu’elle teste | Exemple |
|---|---|---|
| Vérification technique | Connaissance du véhicule, intérieure ou extérieure | « Montrez où se contrôle le niveau d’huile moteur » |
| Sécurité routière | Règles, équipements, documents obligatoires | « Quels documents présenter lors d’un contrôle ? » |
| Premiers secours | Gestes et réflexes d’urgence | « Quels numéros composer en cas d’accident ? » |
Les familles de vérifications à repérer
Le volet vérification effraie souvent le plus. Ses questions se rangent pourtant dans quelques grandes familles. Les repérer vaut mieux que réviser dans le désordre.
- Les liquides : huile moteur, frein, refroidissement, lave-glace (niveaux, risques d’une panne)
- Les pneumatiques : pression conseillée, usure, où lire la pression préconisée
- Les feux : croisement, position, détresse, brouillard, stop, recul, feux diurnes
- Les voyants : distinguer l’orange qui alerte du rouge qui signale un danger
- La visibilité : essuie-glaces, désembuage, dégivrage arrière
- La sécurité à bord : appuie-tête, sécurité enfant, attaches Isofix, airbag passager
- La signalisation d’urgence : triangle, gilet de haute visibilité, dispositifs réfléchissants
Un exemple revient sans cesse : un voyant rouge signale un danger qui impose l’arrêt, un voyant orange annonce un défaut à surveiller. Comprendre cette nuance règle une dizaine de questions d’un coup.
3 points au compteur : ce que ça pèse vraiment
Parlons chiffres, ils changent la donne. L’épreuve pratique se note sur 31 points. Il en faut 20 pour décrocher le sésame. La conduite pèse environ 28 points, l’interrogation orale les 3 restants, à raison d’un point par bonne réponse.
Trois bonnes réponses à l’oral, et vous grappillez 3 points sur les 20 exigés : de quoi sauver un examen joué serré.
Bonne nouvelle : une mauvaise réponse ne recale personne. Seules les fautes de conduite dites éliminatoires stoppent net l’examen. L’oral ajoute des points, jamais il n’en retire. Autant les prendre.
Faut-il vraiment réviser les 100 ?
Réciter 300 réponses relève du marathon stérile. Mieux vaut comprendre que mémoriser. Un candidat qui saisit pourquoi on règle la hauteur des feux, pour ne pas éblouir les autres, répond même quand la formulation change. Ceux qui apprennent mot pour mot calent dès que l’inspecteur reformule. Pendant vos leçons, ouvrez le capot, repérez les niveaux et les commandes. Le geste ancre la réponse mieux que dix relectures. Les auto-écoles proposent des sessions dédiées à cette partie, un bon moment pour lever les dernières zones d’ombre.
