Pas de compteur à respecter. La conduite supervisée s’arrête quand le candidat maîtrise sa conduite, sans minimum de temps ni de kilomètres imposé une fois la formation initiale validée. Cette souplesse séduit les majeurs pressés de décrocher leur permis B, loin des contraintes strictes de l’apprentissage anticipé.
Combien de temps dure la conduite supervisée ?
Une fois l’attestation de fin de formation initiale en poche, aucun chronomètre ne se déclenche. L’apprentissage anticipé de la conduite exige un an de pratique minimum et 3 000 kilomètres au compteur. La conduite supervisée, elle, ne fixe aucun seuil de temps ni de distance. Le candidat roule avec son accompagnateur jusqu’au jour où il se sent prêt pour l’épreuve pratique. Certains bouclent l’expérience en quelques semaines. D’autres prennent plusieurs mois pour enchaîner les trajets de nuit, sur autoroute et sous la pluie.
La phase de conduite supervisée n’a pas de durée minimale, ni de distance minimale à parcourir.
Cette liberté explique le succès de la formule chez les candidats pressés et chez ceux qui retentent l’examen après un échec.
20 heures de formation avant de démarrer
L’auto-école pose la première pierre. La formation pratique dure 20 heures au minimum, dont 15 heures sur route ouverte ou 10 heures avec un simulateur de conduite. Les candidats visant le permis boîte automatique s’en sortent avec 13 heures minimum, dont 10 heures sur route ou 7 heures avec simulateur. À l’issue de ce parcours, l’enseignant délivre l’attestation de fin de formation initiale : le sésame obligatoire pour basculer en conduite supervisée.
Les moniteurs recommandent souvent quelques heures de plus que ce minimum légal, histoire de multiplier les situations rencontrées : conduite nocturne, pluie battante, autoroute chargée.
Les conditions pour accéder à la formule
Cinq critères verrouillent l’accès à la conduite supervisée. Aucun ne se contourne, à commencer par l’âge : chaque formule d’apprentissage a son propre seuil minimum.
- Avoir 18 ans révolus
- Réussir le code depuis moins de 5 ans ou détenir un permis depuis moins de 5 ans
- Obtenir l’attestation de fin de formation initiale
- Récupérer l’accord écrit de l’assureur sur l’extension de garantie
- Participer à un rendez-vous préalable de 2 heures minimum avec un moniteur et l’accompagnateur
L’accompagnateur coche lui aussi des cases précises : permis B depuis 5 ans, zéro retrait dans les 5 dernières années et accord de l’assureur. Plusieurs proches se relaient parfois sur la durée de l’apprentissage.
Une période probatoire de 3 ans, jamais réduite
L’examen réussi, la conduite supervisée n’accorde aucun raccourci. La période probatoire reste fixée à 3 ans, contre 2 ans pour l’apprentissage anticipé de la conduite. Le nouveau titulaire récupère 2 points par an jusqu’au capital de 12 points. Autre différence marquante, à retrouver dans notre comparatif complet entre les deux formules d’apprentissage : pas de tarif préférentiel chez les assureurs, réservé aux profils passés par l’AAC.
Sur la route, l’accompagnateur reste assis à l’avant et la conduite se limite au territoire français. Les vitesses maximales suivent des règles strictes : 110 km/h sur les autoroutes limitées à 130, 100 km/h sur les autres sections d’autoroute et sur les routes à deux chaussées séparées, 80 km/h sur route et 50 km/h en agglomération. Un disque conduite accompagnée signale le véhicule à l’arrière.
